Patrice Pouillard et la science – par Alexis Seydoux

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Lors de son interview sur la chaine YouTube Legend, le dimanche 26 juillet 2026, monsieur Patrice Pouillard a explicité sa méthode “scientifique”. Elle repose sur deux points : s’appuyer sur la technique et faire table rase du passé.

Ces deux points ont pour fonction, selon Patrice Pouillard, d’offrir une vision plus épurée, si ce n’est plus objective du passé, en s’écartant de l’interprétation et du récit historique.

Guillaume Pley anime sa chaine Legend et reçoit toute sorte de personnes, pour une interview qu’il souhaite bienveillante. Depuis quelques semaines plusieurs reportages remettent en cause le système Legend : Le Monde a publié un article en vidéo[1] et un article[2] sur cette chaine YouTube, la chaine TPZ a diffusé une longue enquête[3], et d’autres articles ont été publiés, mettant en cause la manière d’interviewer, le management et les comportements de Guillaume Pley. De fait, il semble que l’objectif de la chaine Legend est avant tout de faire de l’audience, recevant des personnes aux profils sensationnalistes, notamment des personnes défendant des positions pseudo-scientifiques telles qu’un défenseur de la terre plate ou des médiums. Les titres sont largement racoleurs et les sujets en prise à l’émotion ou au sensationnel.

Patrice Pouillard est le réalisateur de La révélation des Pyramides (LRDP) et de Bâtisseur de l’Ancien Monde (BAM). Venu du monde de la publicité, c’est lui qui pose les images de LRDP, là où les idées sont apportées essentiellement par Jacques Grimault. Par la suite, à partir de BAM, il est à la fois l’auteur et le réalisateur de ces documenteurs.

Dans cette longue intervention, Guillaume Pley lui demande notamment les origines de sa passion pour l’Égypte. Et Patrice Pouillard de répondre : “Ce qui m’a fait plonger dedans, c’est l’aspect matériel : un bloc de 200 tonnes posé sur un bloc de 200 tonnes. Comment on fait ? Je me suis rendu compte que cela n’avait pas été traité cette question”[4].

Avant d’aller plus loin, il convient d’expliquer où monsieur Pouillard se place : “Nous on navigue entre ceux qui pensent que la Grande Pyramide a été livrée il y a quinze mille ans par un OVNI et elle sert à stabiliser la croute terrestre et puis de l’autre côté ceux qui pensent qu’il y a vingt mille personnes à moitié nues avec du bois et des cordes qui ont réussi à construire cette pyramide en vingt ans”[5]. Il est donc entre la théorie des Anciens Astronautes[6] et celle du consensus scientifique[7]. Il se place tout de même dans ce qu’il appelle l’archéologie alternative “qui est faite par des chercheurs indépendants entre guillemets, qui ne sont pas forcément des universitaires”[8]. Ce terme d’“archéologie alternative” pose question, car cela voudrait dire qu’il existe une archéologie en dehors de la discipline définie par sa méthode[9].

Qu’en est-il ?

Nous mettons en avant comme hypothèse que la méthode prônée par Patrice Pouillard n’a rien de scientifique, mais entend essentiellement tourner le dos à la recherche et maintenir le “mystère”.

Nous verrons d’abord son idée de faire table-rase des études existantes, puis de se concentrer sur une approche purement technique, afin de palier à son manque d’hypothèse permettant ainsi de maintenir le mystère.

Table rase

L’approche que prône monsieur Pouillard, est la suivante : “J’ai pas de théorie préconçue ou d’hypothèse. (…) On part à zéro”, afin de ne pas être influencé par les travaux précédents. Il fait alors référence au philosophe français du XVIIe siècle, René Descartes : “Ma manière de travailler (…), c’est vraiment de faire la table rase de Descartes. La table rase, ça veut dire que tu n’as pas de solution. Tu dégages tout ce que tu crois (…). Tout ce qui n’est pas prouvé, tu le mets de côté et tu repars de zéro”[10]. Patrice Pouillard fait ici référence au philosophe français René Descartes, qui, au XVIIe siècle, participe aux débats sur les débuts de la science et publie, en 1637, Le Discours de la Méthode[11]. Ce principe est esquissé dans cet ouvrage, mais il est essentiellement formulé dans Meditationes de Prima Philosophia. C’est avant tout un principe philosophique, qui s’inscrit dans son époque, et qui remet en cause de la méthode scolastique et le développement des premières méthodes scientifiques qui se mettent en place. Descartes entend se défaire des principes et des catégories mises en place dans l’Antiquité, notamment celles définies par Aristote[12]. Cette vision est essentiellement philosophique. En prenant cette position radicale, Patrice Pouillard induit deux postulats : d’une part que les connaissances établies actuellement sont des croyances, et d’autre part que l’on peut s’affranchir des connaissances existantes et du monde qui nous entoure.

Le premier principe issu de René Descartes, c’est d’écarter toute croyance, afin de s’éloigner des méthodes d’apprentissage du Moyen Âge et de la Renaissance. Mais, lorsque Patrice Pouillard pose ce principe au XXIe siècle, il rejette d’emblée les savoirs et les progrès des sciences qu’il renvoie à des croyances. Il remet également en cause les principes de la méthode scientifique, qui se mettent en place entre le XVIIe et le XIXe siècle. Il l’explique partiellement ce point, lorsqu’il rejette l’idée que les pyramides sont des tombeaux, en créant un raccourci simpliste : pour les égyptologues, les pyramides sont des tombes car elles contiennent des momies et que les pyramides étant des tombes, elles ont contenu des momies, même si ces dernières ont été volées ou détruites : “c’est ce que l’on appelle un raisonnement circulaire“[13]. Ce raccourci grossier montre comment Patrice Pouillard entend faire table rase : évacuer d’un trait ce qui ne va pas dans son sens. En réalité, le paradigme est fondé sur de très nombreuses sources autonomes : position dans des nécropoles, bâtiments funéraires associés, les Textes des pyramides, les mentions de fondations funéraires[14]. La table rase revendiquée par Patrice Pouillard a pour objectif de s’affranchir des connaissances qui ne vont pas dans le sens du mystère. Pourtant, Patrice Pouillard indique s’appuyer sur les travaux des savants qui accompagnent le général Bonaparte en 1798[15]. Donc, il s’affranchit des études du passé, mais s’y réfère lorsque cela l’arrange.

Le second principe exposé, consiste à penser que l’on peut s’affranchir du temps présent. Patrice Pouillard pense qu’un chercheur peut s’extraire de son époque, de ses expériences, de ses savoirs et de son époque. Patrice Pouillard lui-même parle de sa propre expérience, celle de son premier voyage en Égypte en 2005, qui l’a marqué[16]. Ses expériences, ses impressions et ses sentiments le marquent, même inconsciemment. De même, les ouvrages qu’il a lus, sa rencontre avec Jacques Grimault le marquent et forment en partie sa pensée. Dans LRDP, les comparaisons qu’il utilise pour tenter de montrer que le chantier de la Grande Pyramide est impossible, viennent de notre époque. Il va, par exemple, interroger des personnes qui ont travaillé sur le chantier de la rénovation de la Potsdamer Platz à Berlin ; s’il avait réalisé son film dans les années 1980, il aurait peut-être interrogé des architectes et des ingénieurs qui auraient construit la Tour Montparnasse. S’extraire de son époque est illusoire. Une personne ne peut s’affranchir de son époque pour étudier le passé, ce serait-ce que parce qu’il utilise les outils de son époque et parce qu’il est marqué par les savoirs de son époque. Les chercheurs en sciences humaines connaissent ce biais et lui donne un nom, le Zeitgeist, ou « esprit du temps », même si ce concept est assez poreux.

De ce fait, l’idée de la table rase est illusoire. Et Patrice Pouillard use de cet artifice pour faire croire qu’il n’est pas influencé par les résultats de la recherche actuelle, alors qu’en réalité, il cherche à s’y opposer.

Cette opposition, il la formule dans une approche purement technique qui s’opposerait à l’approche historique. “On se détache de l’histoire”[17], déclare-t-il. Dans ce cas, pourquoi s’intéresser à des objets ou des structures du passé ? Car, ce sont les sciences historiques qui étudient les sociétés du passé, et donc, il est difficile de comprendre pourquoi monsieur Pouillard insiste tant pour s’en écarter. Cette idée du carcan historique est très ancrée chez Patrice Pouillard. L’histoire lui apparaît comme un ensemble de savoirs figés, et non pas comme une science sur les sociétés du passé. “On nous dit : « Vous travaillez sans méthode. Vous comparez des choses qui [ne] sont pas comparables » (..). On a décidé de ne pas considérer le récit historique”[18] (Et là il bascule sur un autre sujet).

Sa réponse, c’est de choisir une approche purement technique : “L’approche que l’on a (…), c’est une approche qui est purement technique et non pas historique, parce que la plupart du temps on a une espèce de carcan historique dans lequel on fait rentrer les choses”[19]. Cette affirmation oppose deux approches, l’une historique, l’autre technique ; la première présentée comme étant bloquée et subjective, la seconde comme étant au contraire objective. Malheureusement, cette idée que l’histoire est soit juste une “connaissance” du passé ou une “interprétation du passé” (au profit des plus puissants) est une position classique de la part des pseudo-archéologues et des complotistes[20]. De fait, Patrice Pouillard enfonce une porte ouverte classique : celle de l’écriture d’une histoire subjective face à une matérialité technique objective.

Cette opposition est totalement artificielle. D’une part, les techniques sont produites par les sociétés du passé, d’autre part les techniques n’expliquent pas tout.

D’abord, les techniques, ou l’histoire des techniques, est un des champs d’étude de l’histoire et de l’archéologie ; ensuite, toute technique utilisée dans le passé est le produit par la société qui l’emploie[21]. Il est donc impossible de séparer les techniques anciennes de l’histoire des sociétés du passé. De plus, depuis les travaux de Leroi-Gourhan, à la fin des années 1940 et au début des années 1950, l’archéologie et l’histoire ont développé un champ spécifique en histoire des techniques, à la fois pour en connaître l’évolution, mais aussi la manière dont les techniques sont utilisées par les sociétés du passé[22]. Mais, monsieur Pouillard ne prend en compte ces travaux et se concentre sur sa manière d’aborder les questions techniques.

Deux exemples sont ainsi mis en avant dans cet entretien : les grottes de Barabar et la machine d’Anticythère.

Les grottes de Barabar sont un des objets d’étude spécifiques de Patrice Pouillard ; il les a présentés dans son film Bâtisseur de l’Ancien Monde, dès 2022. Il s’agit d’un ensemble de grottes artificielles creusé dans le granite ; elles sont attribuées, grâce aux inscriptions, aux règnes d’Ashoka et de son petit-fils Dasharatha, qui les font creuser au IIIe siècle avant l’ère commune pour un groupe religieux[23]. Pour Patrice Pouillard, “on sait qu’il y a 2300 ans au moins, des gens ont été capables de faire ça avec ces symétries etc. Ok, ça c’est établi”[24]. Mais, il ajoute : “Parce que pour réussir à réaliser des chambres comme-ça, les concevoir, il faut un savoir qui n’est pas celui qu’on accorde aux indiens anciens”[25] et “Ça met par terre la chronologie telle qu’on la connait, notamment dans cet endroit-là du monde”[26]. De fait, pour monsieur Pouillard, les grottes ne peuvent avoir été creusées par les Maurya ; il établit cette analyse sur la “précision” de la construction de ces grottes. Comme on le voit, l’analyse est purement “technique”. Mais, monsieur Pouillard n’a ni établi de protocoles pour déterminer cette “précision”, ni pris en compte les données sur les techniques de l’Inde Maurya. En ne s’appuyant que ses propres données techniques et en s’affranchissant des données historiques, monsieur Pouillard fournit ses propres conclusions. Mais, il ne tient pas du tout compte des connaissances acquises sur ce sujet : ainsi, il ne prend pas en compte les techniques très sophistiquées de polissage[27], ni l’usage par les Maurya d’acier ou encore leurs contacts avec le monde achéménide et hellénistique. De fait, en éliminant les données historiques, Patrice Pouillard donne sa propre explication.

Il procède de même avec la machine d’Anticythère. Comme les grottes de Barabar, le mécanisme d’Anticythère est un autre objet sur lequel monsieur Pouillard insiste régulièrement. Ce mécanisme a été découvert par hasard au large de l’île d’Anticythère en 1901, lorsque des plongeurs remontent des pièces d’un mécanisme comprenant des roues dentées[28]. Un premier article est publié dans les années 1930, mais, l’étude de ces pièces de bronze ne commence réellement qu’en 1972, lorsque les pièces retrouvées sont examinées aux rayons X. Depuis, de nombreuses études sur ce mécanisme ont été produites[29].

Pour Patrice Pouillard, le mécanisme d’Anticythère représente deux choses : l’aveuglement des archéologues envers un mécanisme “trop sophistiqué” pour sa période, et un artefact qui dépasse les connaissances supposées de la fin de la période hellénistique. Selon lui, en se fondant sur ce mécanisme, il existe des technologies perdues. En réalité, les nombreux travaux sur le mécanisme d’Anticythère montrent qu’il correspond bien aux connaissances astronomiques et aux connaissances techniques de la période hellénistique[30]. Simplement, monsieur Pouillard préfère rester en dehors de la recherche historique, afin de maintenir son mystère.

Cela lui permet de se rallier à l’hypothèse des technologies perdues. D’ailleurs, lors de cet entretien, Guillaume Pley insiste plusieurs fois sur la notion de “on aurait perdu un savoir”[31]. Patrice Pouillard explique : “Je ne sais pas s’il y a des siècles ou des millénaires, on n’a pas disposé d’une technologie différente de la nôtre, une technologie avancée qui permettait de rendre certaines choses impossibles, possibles à cette époque-là”[32].

En s’écartant volontairement des sciences historiques et notamment du champ de l’histoire des techniques, Patrice Pouillard peut produire un discours qu’il veut objectif, mais qui est en réalité anachronique.

Cela permet aussi de brouiller le discours et de ne pas se placer dans une hypothèse clairement définie.

Manque d’hypothèse

Comme nous le voyons, monsieur Pouillard établit sa méthode non pas sur l’analyse des structures et des objets, mais sur une approche rejetant toutes les connaissances acquises et en ne s’appuyant que sur les données techniques visibles. Cette double approche écarte toute approche historique sur les objets ou les structures étudiées.

Mais, dans cet entretien, monsieur Pouillard ne formule pas une hypothèse claire. La seule allusion qu’il met en avant, c’est celle des savoirs disparus. Dans un message correctif publié deux jours plus tard, et après que nous avons indiqué qu’en ne formulant pas d’hypothèse claire, monsieur Pouillard indique adhérer finalement à la théorie de la civilisation disparue, ayant des connaissances avancées[33]. Cette hypothèse n’est pas nouvelle : elle a été formulée par Ignatus Donelly (1831-1901)[34], James Churchward (1851-1936)[35], la société Atlantis, René Adolphe Schwaller de Lubicz (1887-1961) ou encore Graham Hancock (né en 1950)[36]. Cette hypothèse, déjà ancienne, n’a jamais été démontré car aucune preuve, aucune source ne permet de la prouver.

Là où monsieur Hancock, par exemple, essaie de correspondre ses “découvertes” avec son hypothèse, monsieur Pouillard se contente d’accumuler les questions, sans jamais essayer de mettre en avant une quelconque démonstration. L’approche de monsieur Pouillard est inductive : il prend quelques objets et quelques structures pour essayer d’en tirer des conclusions, au lieu de prendre en compte toutes les sources et leur contexte. De plus, il analyse des objets ou des structures issues de cultures, de périodes et de continents différents et, pour chacun, donne un avis technique, qui, en général, indique que cet objet ou cette structure ne peut appartenir à la civilisation à laquelle elle est attribuée. Outre que cela induit une vision raciste et néo-colonialiste, elle met en place des corrélations illusoires, c’est-à-dire des ressemblances superficielles qui s’effacent dès que l’on s’intéresse au contexte.

De fait, monsieur Pouillard prend certaines structures, comme les pyramides du plateau de Gizeh, ou certains objets, comme le mécanisme d’Anticythère ou le disque de Sabou[37], et affirme qu’on ne connaît rien. “Je me suis rendu compte (…) [qu’]on n’a pas de théorie. On a quelques idées, on a des hypothèses”[38], indique-t-il. Il cultive en fait le doute généralisé, sans se fermer aucune porte, mais sans non plus formuler de conclusions.

Et il ajoute que les recherches actuelles ne permettent pas de comprendre la construction de ces structures : “Aujourd’hui (…), on [ne] sait pas comment ça été fait, mais ça surement été fait avec des techniques rudimentaires, du bois et des cordes. Pourquoi ? Parce que le sens du progrès. (…) et c’est allé de manière linéaire”[39]. “On [n’]a rien sur la Grande Pyramide, on [n’]a rien sur l’île de Pâques, on [n’]a rien sur les constructions du Pérou, on [n’]a rien sur Angkor Wat, on [n’]a rien sur plein de sites”[40]. Le problème, c’est que, comme on l’a vu plus haut, monsieur Pouillard ne prend pas en compte les conclusions connues, selon son principe de la table-rase, et qu’il ne prend en compte que les données techniques recueillies sur le site, il ne peut donc connaître les hypothèses sur ces constructions. En réalité, on a beaucoup d’éléments sur la Grande Pyramide[41] ; il y a eu de nombreux travaux récents sur l’île de Pâques[42], sur le Pérou[43], sur le monde Khmer[44]… Mais, monsieur Pouillard les écarte, préférant son discours en dehors des connaissances acquises.

En fait, dans l’ensemble de ces considérations, Patrice Pouillard remet en cause les savoirs, sans être clair sur ce qui sous-tend cette remise en cause, ainsi que les études qui permettent de remettre réellement en avant les hypothèses acceptées. C’est en restant sur une remise en cause des connaissances acquises que monsieur Pouillard maintient une forme de mystère, permettant de continuer à appeler sa communauté à financer ses films. Notons qu’il ne publie pas d’article, mais préfère YouTube. C’est une manière de ne pas s’adresser à la communauté scientifique, mais uniquement à une communauté de followers. C’est aussi une manière de jouer sur les images et les émotions, plutôt que sur les faits et les études.

Dans cet entretien, monsieur Pouillard dévoile de manière sa méthode, ou plutôt son approche du passé. Cette dernière repose sur l’idée qu’il faut effacer toutes les connaissances, qu’il faut s’appuyer uniquement sur les données techniques, tout en remettant en cause l’ensemble des connaissances. Cette méthode conduit à ne pas formuler, dans cet entretien, une hypothèse claire ; elle revient surtout à ne pas associer directement ses découvertes à son hypothèse.

De fait, ce qui apparaît comme une sorte de méthode, est en réalité, à nos yeux, une manière de maintenir le mystère. En faisant ainsi, monsieur Pouillard peut poursuivre sa quête, celle d’une recherche sans réponse, donc, sans conclusion ; et à rester sans conclusion, monsieur Pouillard met en place une interrogation perpétuelle, pour laquelle il peut, sans cesse, demander de l’argent à ses suiveurs.

L’objectif de la recherche en histoire, c’est de comprendre les sociétés anciennes. Il nous semble que ce n’est pas ce que cherche à faire monsieur Pouillard. Il nous semble qu’il cherche essentiellement à maintenir une sorte de flou, afin de continuer à chercher sans clairement définir de méthode, d’enjeux et sans associer ses résultats à une hypothèse clairement définie.

Alexis Seydoux


[1]https://www.lemonde.fr/pixels/video/2026/06/25/les-dessous-de-legend-le-media-en-ligne-de-guillaume-pley-qui-pourrait-peser-dans-la-campagne-presidentielle_6715447_4408996.html?search-type=classic&ise_click_rank=1, consulté le 4 août 2026.

[2]https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/06/25/guillaume-pley-visage-du-media-legend-entre-gout-du-trash-et-interviews-complaisantes_6715444_4408996.html, consulté le 4 août 2026.

[3]https://www.youtube.com/watch?v=ZYDUxQWcvB4&t=3943s, consulté le 28 septembre 2026 et sa suite https://www.youtube.com/watch?v=em8bjs3wzXs, consulté le 28 septembre 2026.

[4]www.youtube.com/watch?v=_neA7v3ulPU&t=27s, 00:10:30, consulté le 31 juillet 2026.

[5]www.youtube.com/watch?v=_neA7v3ulPU&t=27s, 00:14:40, consulté le 31 juillet 2026.

[6]Wiktor STOCZKOWSKI, Des hommes, des dieux et des extra-terrestres. Ethnologie d’une croyance moderne, Paris, Flammarion, 1999.

[7] Voir par exemple : Damien AGUT et Juan-Carlos MORENO-GARCIA, L’Égypte des pharaons de Narmer à Dioclétien, Paris, Belin, 2016 ; Pierre TALLET, Frédéric PAYRAUDEAU, Chloé RAGAZZOLI, Claire SOMAGLINO, L’Égypte pharaonique, Histoire, société, culture, Paris, Armand Colin, 2019.

[8]www.youtube.com/watch?v=_neA7v3ulPU&t=27s, 00:14:10, consulté le 31 juillet 2026.

[9]Jean-Paul DEMOULE, François GILIGNY, Anne LEHOËRFF, Alain SCHNAPP, Guide des méthodes de l’archéologie, Paris, La Découverte, 2009 ; Philippe JOCKEY, L’Archéologie, Paris, Belin, 2009 ; DJINDJIAN.

[10]www.youtube.com/watch?v=_neA7v3ulPU&t=27s, 00:39:26, consulté le 31 juillet 2026.

[11] Joël CORNETTE, Absolutisme et Lumières, 1652-1783, Paris, Hachette, 1996, page 36 ; Bruno BELHOSTE, Histoire de la Science moderne, Paris, Armand Colin, op. cité, page 78.

[12] Lorraine DASTON, “Philosophie de la Nature et Philosophie Naturelle”, in Stéphane VAN DAMME (dir.), Histoire des Sciences et des Savoirs, tome 1, De la Renaissance aux Lumières, Paris, Seuil, 2015, page 190.

[13]www.youtube.com/watch?v=_neA7v3ulPU&t=27s, 00:24:20, consulté le 31 juillet 2026.

[14] LEHNER, TALLET, MONNIER.

[15]www.youtube.com/watch?v=_neA7v3ulPU&t=27s, 00:12:15, consulté le 26 août 2026 ; Description d’Égypte, Paris, 1809 ; DJINDJIAN, Manuel d’Archéologie, Paris, Armand Colin, 2011, page 189 ; Darrell DYKSTRA, “The French Occupation of Egypt”, in DALY (edit), The Cambridge History of Egypt, tome 2, Modern Egypt from 1517 to the End of XXth Century, Cambridge, CUP, 1998, pages 113 à 139 ; Vidéos Histoire avec une grande Hache.

[16]www.youtube.com/watch?v=_neA7v3ulPU&t=27s, 00:11:42, consulté le 26 août 2026

[17]www.youtube.com/watch?v=_neA7v3ulPU&t=27s, 01:13:30, consulté le 31 juillet 2026.

[18]www.youtube.com/watch?v=_neA7v3ulPU&t=27s, 01:13:55, consulté le 31 juillet 2026.

[19]www.youtube.com/watch?v=_neA7v3ulPU&t=27s, 00:06:23, consulté le 31 juillet 2026.

[20] Voir notamment Johann FARKAS et Jannick SHOU, Post-Truth, Fake News and Democracy, Londres et New-York, Routledge, 2020 et Marius GUIDONIS et Benjamin JONES (edit), History in a Post-Truth World, Londres et New-York, Routledge, 2021.

[21] Georges BASALLA, The Evolution of Technology, Cambridge, CUP, 1988, pages 6 et 7.

[22] André LEROI-GOURHAN, Évolutions et Techniques, volume 1, L’Homme et la Matière, Paris, Albin Michel, 1943 ; André LEROI-GOURHAN, Évolutions et techniques, volume 2, Milieu et Techniques, Paris, Albin Michel, 1945 ; Nathan SCHLANGER, The Invention of Technology, Cambridge, CUP, 2026.

[23] Robin CONINGHAM et Ruth YOUNG, The Archaeology of South Asia. From the Indus to Ashoka, c. 6500 BCE-200 CE, Cambridge, CUP, 2015, pages 406 et suivantes.

[24]www.youtube.com/watch?v=_neA7v3ulPU&t=27s, 01:31:32, consulté le 3 août 2026.

[25]www.youtube.com/watch?v=_neA7v3ulPU&t=27s, 01:31:48, consulté le 3 août 2026.

[26]www.youtube.com/watch?v=_neA7v3ulPU&t=27s, 01:31:40, consulté le 3 août 2026.

[27]Shonaleeka KAUL, “Regional Stydy: Pataliputra”, in Craig BENJAMIN (edit), The Cambridge World History, vol IV, World with States, Empires and Networks, Cambridge, CUP, 2015, pages 525 et 526 ; Hary FALK, “The Tidal Waves of Indian History”, in Hermann KULK et Bhairabi PRASAD SAHU, The Routledge Handbook of the State in Modern India, Londres et New York, Routledge, 2022, page 55.

[28] Robert HANNAH, “The Intellectual Background of the Antikhythera mecanism”, in Jonathan BEN-DOV et Lutz DOERING (edit), The Construction of Time in Antiquity. Ritual, Art, and Identity, Cambridge, CUP, 2017, page 83 ; Alexander JONES, “Greco-Roman Astronomy and Astrology”, in Alexander JONES et Liba TAUB (edit), The Cambridge History of Science, vol 1, Ancient Science, Cambridge CUP, 2018, page 377.

[29] Alexander JONES, A Portable Cosmos. Revealing the Antikythera Mechanism, Scientific Wonder of the Ancient World, Oxford, OUP, 2017.

[30] Sylvia BERRYMAN, The Mechanical Hypothsis in Ancient Greek Natural Philosophy, Cambridge, CUP, 2009, pages 105 et suivantes ; Robert HANNAH, “The Intellectual Background of the Antikhythera mecanism”, op. cité, pages 90 et suivantes ; Benjamin OLSHIN, Lost knowledge. The Concept of Vanished Technologies and Other Human Histories, Leiden et Boston, Brill, 2019, page 7.

[31]www.youtube.com/watch?v=_neA7v3ulPU&t=27s, 00:07:43, consulté le 31 juillet 2026.

[32]www.youtube.com/watch?v=_neA7v3ulPU&t=27s, 00:39:48, consulté le 31 juillet 2026.

[33]https://www.youtube.com/watch?v=jU_O4uqBqOw&t=80s, 00:14:10, consulté le 29 août 2026.

[34] Ignatius DONNELLY, Atlantis: Antedilluvian World, 1882.

[35] James CHURCHWARD, The Lost Continent of Mu, the Motherland of Men, 1926.

[36] Graham HANCOCK, Fingerprints of the Gods, 1985.

[37]www.youtube.com/watch?v=_neA7v3ulPU&t=27s, 00:49:00, consulté le 31 juillet 2026.

[38]www.youtube.com/watch?v=_neA7v3ulPU&t=27s, 00:15:00, consulté le 31 juillet 2026.

[39]www.youtube.com/watch?v=_neA7v3ulPU&t=27s, 01:34:45, consulté le 3 août 2026.

[40]www.youtube.com/watch?v=_neA7v3ulPU&t=27s, 01:14:13, consulté le 29 août 2026

[41]Vito MARAGIOGLIO et Celest RINALDI, L’Architectura delle Piramide Memfite, Rapallo, Officine Graffiche, Canessa, six volumes, 1962 à 1966 ; Franck MONNIER, L’Ère des géants, Paris, Éditions de Boccard, 2017 ; William PECK, The Material World of Ancient Egypt, Cambridge, CUP, 2013 ; Denys STOKES, Experiment in Egyptian Archeology: Stoneworking Technology in Ancient Egypt, Londres, Routledge, 2003.

[42] Madi WILLIAMS, Polynesia 900-1600, ARC Humanities Press, 2021 ; Terry HUNT et Carl LIPO, “The Archaeology of Rapa Nui”, in Ethan COCHRANE (edit), The Oxford Handbook of Prehistoric Oceania, Oxford, OUP, 2017 ; Sonia HAOA, Kathleen INGERSOLL, Daniel INFGERSOLL et Christopher STEVENSON (edit), Cultural and Environmental Change on Rapa Nui, Londres et New York, Routeldge, 2018.

[43] Jeffrey QUILTER, The Ancient Central Andes, Londres et New York, Routledge, 2022 ; Henry TANTALEAN, The Ancient Andean States, Londres et New York, Routledge, 2021.

[44] John MIKSIC et Geok YIAN GOH, Ancient Southeast Asia, Londres et New York, Routledge, 2017 ; Mitch HENDRICKSON, Miriam STARK et Damian EVANS (edit), The Angkorian World, Londres et New York, Routledge, 2023.

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